Aujourd’hui je vais parler du fait d’avancer sur son chemin spirituel. Nous allons voir ensemble ce que ce terme englobe et n’englobe pas. Et les pièges courants qui entourent cette croyance et dans lesquels de nombreux chercheurs tombent malencontreusement.
Avancer sur son chemin spirituel c’est cool !
Effectivement ça peut être cool. Tout dépend en fait de comment on aborde la question. A un moment de sa vie on commence à se poser des questions existentielles. Qui suis-je ? Où me mène ma vie ? Où me mènent mes choix ? Qu’est ce que la Vie ? Qu’est-ce que l’univers ? Est-ce que je me sens bien là où je suis ? Est-ce que je me sens bien avec la personne avec qui je suis ? Est-ce que je me sens toujours à l’aise dans ce que je fais ?
On commence donc à chercher des réponses, dans des bouquins le plus souvent. On se met à lire beaucoup et il y a du choix dans la littérature ésotérico-spirituelle ! Chacun a son point de vue sur toutes ces questions et il y a pléthores d’explications différentes ce qui mène parfois à de la confusion. Parfois, des points de vue convergent et nous paraissent « logiques ». On sent intuitivement que « c’est ça ». L’enquête sur soi commence alors.
La Vie ne nous apparaît plus de la même manière et on se prend au jeu. On devient boulimique de livres, de stages, de formations, de vidéos, de retraites, de thérapies, etc. Car cette recherche ne prendra jamais fin à l’inverse de la vie terrestre.
Qu’est ce qu’un chemin spirituel ?
On entend cette expression à tout bout de champ mais sans vraiment savoir ce que c’est. Chaque personne qui prononce cette expression aura une définition différente de celle de son voisin. Ce qui est plutôt normal étant donné qu’il existe autant de chemins différents que nous sommes d’humains sur Terre.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : avancer sur SON chemin. Ce qui indique bien que chaque chemin spirituel est avant tout un cheminement personnel. On peut s’inspirer du chemin des autres mais, au final, c’est bien à nous de le parcourir entièrement et seul.
Avancer sur son chemin spirituel et rencontrer son égo
Lorsque je parle d’égo dans cet partie c’est essentiellement pour évoquer l’égo blessé. Vous la connaissez forcément : c’est cette part de nous qui vient souvent nous embêter. L’égo peut être un formidable outil si on utilise ses parts guéries. Ce sera l’occasion d’y revenir dans un autre article centré sur l’égo.
Les 5 pièges spirituels les plus importants à éviter sur son chemin
Vouloir imposer sa vision des choses
Car on sent qu’on a tout compris. Les pérégrinations sur le chemin spirituel sont souvent tortueuses et semées d’embûches. Et il ne sert à rien de vouloir imposer sa vision des choses à ceux qui nous entourent. Il n’y a que par l’exemple que l’on peut entraîner des personnes à se poser des questions et à emprunter un bout du chemin avec nous.
« L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » Gandhi
S’isoler car personne ne comprends rien
Ni à ce que j’explique ni à ce que je ressens. L’un des apprentissages de la recherche spirituelle consiste à ne pas vouloir convaincre qui que ce soit du bien-fondé de notre approche. Notre entourage n’a pas vocation à comprendre le but de notre recherche. Simplement il doit l’accepter. Et nous, nous devons accepter que nos chemins sont différents et n’emprunteront peut-être pas la même direction.
Prendre la posture du sauveur
Car j’ai compris que j’avais un niveau de conscience supérieur, donc je me sens dans la posture où il faut que j’aide tous les gens qui m’entourent. Cette fausse croyance est directement issu d’un égo blessé. Chacun arpente son propre chemin à sa propre vitesse. Et parmi nous, il y a des marathoniens et des coureurs de 100 mètres.
Savoir dire stop de temps à autre
C’est l’un des pièges à identifier le plus tôt possible dans cette recherche spirituelle. Savoir se ménager des temps de « pause spirituelle » où l’on se recentre davantage sur soi et ses ressentis et un peu moins sur ce qu’en disent les autres. Plus facile à dire qu’à faire dans notre époque de comparaisons et de faire semblant.
Affirmer que ma vision de la vie est la bonne
Parce que je suis parti plusieurs mois dans un ashram au fin fond de l’Inde et que j’ai eu une illumination sur le sens profond de la vie. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire ou que cela ne sert à rien. Je dis juste que d’autres chemins sont possibles pour arriver au même résultat. Tous les chemins spirituels n’ont pas vocation à se ressembler. Et ce n’est pas parce que je n’ai jamais quitté mon pays, voire même mon village, que je n’avance pas sur mon chemin spirituel.
« Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait 10 fois le tour du monde.
Mais celui qui a fait 1 seule fois le tour de lui-même » Gandhi
Le burn-out spirituel nous attend à la croisée des chemins
C’est en quelque sorte le « il faut » spirituel. Il faut agir comme ça, il faut penser comme ci… Sinon nous ne sommes pas une bonne personne ou sur le bon chemin. Ce type de pensées créé une pression énorme pour celui ou celle qui s’avance sur ce chemin bordé de contraintes invisibles. Avancer sur son chemin spirituel ne doit pas non plus ressembler à une course d’obstacles infranchissables. Cela peut être plus doux et plus léger que ça.
« Les seules limites que l’on connaît sont celles que l’on s’impose »
Le risque fondamental d’une avancée spirituelle « à tout prix » c’est de faire un burn-out spirituel et de se détacher finalement de toute recherche au prétexte que cela est trop prenant, trop difficile, trop handicapant à mener. Cette recherche est plutôt à rapprocher d’un marathon : conservez votre énergie tout au long du chemin car il est sans fin (à part si vous êtes proche de l’illumination bien entendu).
